l'enfant Abimé

maltraitance et enfants en danger

Briser la loi du silence



1 enfant est abusé, violé, torturé et tué toutes les 30 secondes.


AGIR, c'est commencer par BRISER LA LOI DU SILENCE, car la communication et la parole sont essentielles pour prévenir et intervenir.

Les victimes blessées sont malheureusement encouragées à faire une carrière de victime, car la société les cantonne dans une double maltraitance, celle de l'agresseur, ensuite dans le slogan ravageur de l'isolement.

Les enfants victimes sont souvent envahis par des sentiments de culpabilité.

Certains enfants victimes de mauvais traitements ont le sentiment qu’ils sont responsables de la violence qu’ils subissent. Ils pensent que c’est de leur faute, qu’ils sont coupables et responsables. Ce qui est faux.
Il est important de se rappeler que c’est uniquement l’adulte ou, l’adolescent parfois, qui est responsable et coupable de ses actes de violence sur un enfant ou un plus faible.
Les maltraitances physiques et sexuelles sont interdites par la loi. L’adulte sait si ce qu’il fait est autorisé ou interdit. Quand il commet un acte interdit, c’est lui qui est responsable et coupable, c’est lui qui doit être sanctionné.
Un enfant n’est pas un objet que l’adulte peut utiliser à n’importe quelle fin.
L’enfant a droit au respect et à la dignité propre à tout être humain.
Est-ce qu'on peut dire non à un adulte ou à plus grand que soi ?

Oui, bien sûr, car dire non c’est dire :
" rappelle-toi la règle :
J’aime - Je n’aime pas
- Est-ce que j'ai envie ? Pas envie ?

Il est important d’apprendre à dire oui ou non, dire que tu n’es pas d’accord ou que tu ne comprends pas sa décision. Lui dire non sans dialoguer, simplement par opposition ça ne fait pas avancer les choses, ce n’est pas constructif. Par contre lui dire non et pourquoi tu n’es pas d’accord, ça ouvre sur une discussion qui pourra te faire comprendre ce que te demande l’adulte.

Tu dois dire Non, si on veut te faire subir des violences physiques ou sexuelles. Et tu dois t’opposer à ce que l’adulte te demande.
Tu n’as pas d’explication à demander, tu es en danger, il faut te protéger.

- Ma copine a dit qu'elle aime trop ses parents pour dire les violences qu'elle subit chez elle. Comment faire dans ce cas-là ?

Ce n’est pas parce qu’elle va parler des violences (physiques ou sexuelles) que lui font subir ses parents qu’elle ne les aime pas. En parlant de ces violences, elle leur signifie qu’elle ne peut pas accepter les agressions qu’ils lui font subir et qu’il est temps qu’elles cessent.

Elle fait donc appel à des personnes qui peuvent la protéger qui vont l’aider. Elles vont faire cesser les violences dont elle est victime mais elles ne pourront l’empêcher d’aimer ses parents, car aimer ses parents est normal pour un enfant. Ses sentiments lui appartiennent autant que son corps, et personne ne peut y attenter.

Il faut bien lui expliquer que ce n’est pas elle qui est responsable ou coupable des violences qu'elle subit, mais c’est le plus grand ou l’adulte qui est responsable et coupable des actes délictueux ou criminels.

Stop le silence, balance la violence !


 (Tu as un peu plus loin les adresses et numéros de téléphone pour te venir en aide).